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samedi 12 septembre 2015

Bolivie - Copacabana, Isla del Sol, le Lac Titicaca et la Naissance de l'empire Inca

Bienvenue à Copacabana!!
Après un périple chaotique en bus depuis Rurrenabarque ( je vous invite à lire l'article précédent) et un changement de bus à La Paz, j'arrive après 22 heures de transport à Copacabana. Le but, rejoindre BenKa arrivé la veille et découvrir cette petite ville et surtout ce qu'il y a autour.
Copacabana desde el mirador del cerro Calavario
Hé non, on ne se retrouve pas sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro tout d'un coup mais bien dans la dernière ville de notre parcours bolivien, Copacabana. Son nom dérive des mots "kota kahuana", de la langue "Aymara"signifiant  "vue sur le lac".  Et quel lac!
Basilica Nuestra Señora de Copacabana
Les Aymaras étaient un puissant peuple Amérindien originaire du lac Titicaca et qui s'est étendu sur les hauteurs de l'altiplano.
Créant une forte économie autour du développement de l'agriculture, de l'élevage ainsi que du commerce, le peuple prospéra rapidement et l'Aymara deviendra la langue forte de la région. Elle atteint sont apogée entre 700 et 900 après JC, l'Aymara se parlant sur tout l'altiplano de Lima au Pérou jusqu'en Argentine. Le royaume impérial Aymara déclinera ensuite laissant des petits royaumes et chefferies que combattrons plus tard les Incas lors de lors expansion.

Evo Morales
Aujourd'hui encore on compte environ 2 millions de personnes parlant l'Aymara, essentiellement en Bolivie. L'actuel président de la Bolivie Evo Morales est d'ailleurs le premier président d'origine Aymara à s'affirmer en tant que tel, relayant les revendications culturelles et sociales des populations indigènes. Il s'affirme comme chef de cette culture et tente depuis 2006 de réformer économiquement et industriellement le pays. Il fut réélu en octobre 2014 pour son 3eme mandat avec une large avance.
Basilica Nuestra Señora de Copacabana
Mais revenons plutôt à Copacabana.
Cette ville est toute petite, à peine 6 000 habitants. Elle est tranquille, un peu d'agitation dans les rues qui bordent le marché et les rues proches des embarcations fluviales mais à part cela c'est calme. On y trouve aussi l'impressionnante Basilique "Nuestra Señora de Copacabana" dans un style bien particulier, un style morisque.
Les Morisques -1-2 étaient des mulsulmans d'Espagne convertis de force au catholicisme dès 1492. Je ne découvre qu'à l'écriture de l'article la singulière particularité de cette Basilique et de ce style. (Je vous invite à lire les deux articles en légende pour comprendre un peu plus cette histoire Espagnole et Musulmane.)

Le climat est plutôt frais, comparé à la chaleur de la jungle de Rurrenabarque. 

Je ne pourrais dire pourquoi, mais j'ai l'impression que cette ville est différente de toutes les autres villes boliviennes. Un peu l'impression de me retrouver dans une ville avec un caractère balnéaire. C'est ce qui me surprend après quelques minutes passé dans la ville.

El lago Titicaca desde el miradordel cerro Calavario - Copacabana
La Bolivie est vraiment un pays à part dans l'Amérique du Sud, un manque criblant d’infrastructures qui fait que le niveau de vie est plus bas que ses voisins, l'Argentine, le Chili et le Pérou. Le tourisme y est beaucoup plus rare aussi. 

Mais ici à Copacabana, le cran est au dessus. J'ai l'impression que l'activité principale de cette ville est le tourisme, chose étrange en Bolivie. La différence est marquée, on le ressent dans l’attitude des locaux, dans la nouveauté des bâtiments, le tout un peu plus coloré et festif qu'autre part. Et cela en est plus agréable...

Los amigos en Copacabana
C'est dans cette ville que j'ai retrouvé BenKa mais aussi d'autres amis de voyage! Ce bon vieux australien de Sam et nos trois copines argentines Laura, Male et Angie. Rencontrés à Sucre, nous nous sommes suivis, progressant à notre vitesse et partagent chaque instant ensemble. C'est çà le voyage!
Un soir, tous ensemble, nous montons les 150 mètres de dénivelé jusqu'au Calvaire perché en haut d''un petit mont à flanc de ville. La montée faite d'innombrables marches en pierres non taillées est difficile surtout quand les presque 4 000 m d'altitude sont dans l'addition. Mais tout en haut, on oublie vite la fatigue. On se pose sur les marches, les argentines préparent le maté et on attend avec impatience ce coucher de soleil.
  Laura - Copacabana
On prend le temps d'observer ce splendide panorama, célébrant nos retrouvailles dans les lumières de la ville qui commencent à s'éclairer...
Copacabana desde el mirador del cerro Calavario
Les nuages sont là, mais le soleil les percent et il se couche lentement dans des rayons et des éclats orangés qui rebondissent sur le lac et qui se séparent dans toutes les directions.  
Nous sommes à 4 000m d'altitude et c'est comme si ce soleil brillait d'une couleur différente à cette altitude. Plus proche de nous et se couchant en plein sur le lac Titicaca, la vue est tout simplement magique, ce coucher de soleil est impressionnant . ...
El lago Titicaca desde el mirador del cerro Calavario - Copacabana
Depuis le mirador, en face de ce paysage magnifique, nous apprécions chaque seconde de ce moment. Nous sommes ensembles, argentines, australiens, français et c'est comme si à cet instant précis, nous nous connaissions depuis des siècles.
Laura y Anchou - Copacabana
On ressent l’allégresse, la joie de simplement être là, ensemble et de partager quelque chose. Les derniers rayons de soleil touchent notre peau, nous réchauffent et nous bercent encore quelques secondes. Nous le savons tous, cet instant, ce quelque chose est unique et nous le savourons...
El lago Titicaca desde el mirador del cerro Calavario - Copacabana
J'admire ces paysages et je reste fixait sur ce fameux lac, mythique et si haut, résultat de milliers d'années géologique mais aussi de centaines d'autres de mythologie.
Son nom semble provenir d'un rocher situé sur l'île du soleil appelé "Titi Khar'ka", signifiant "Rocher du Puma" en Aymara .

Une légende raconte :
"[...] que les hommes vivaient heureux dans une vallée fertile. Rien ne leur était interdit sauf monter dans la montagne. Le diable, jaloux de leur tranquillité, leur dit d'aller dans la montagne chercher le feu sacré, sinon un malheur s'abattrait sur eux. Mais les dieux de la montagne appelés « Apus » les surprirent et firent sortir des cavernes des pumas, qui dévorèrent toute la population. Inti, le dieu du soleil qu'ils vénéraient, pleura pendant 40 jours et 40 nuits sans s'arrêter, ce qui inonda la vallée et créa le lac Titicaca ; seul un couple survécut en se mettant dans une barque. Ils dirent que, de leur barque, ils avaient vu les pumas, qui s'étaient transformés en pierre. C'est pour cela que le lac s'appelle « el lago de los pumas de piedra », le lac aux pumas de pierre. [...]" -3

Et c'est ainsi que l'île se prénomma isla del sol, l'île du soleil en hommage au dieu Inti...

Copacabana est un lieu important du tourisme en Bolivie, du fait de sa proximité avec le lac Titicaca, l'Isla del sol et bien sûr toutes les légendes Incas. La majorité des bateaux pour Isla del sol partent d'ailleurs des quelques pontons d'embarcations de Copacabana. Pour un prix très raisonnable vous pouvez acheter un billet aller-retour pour vous rendre à l'île à bord d'un de ces bateaux.
Isla del Sol y Lago Titicaca
Le lendemain nous partons en direction de cette "île du soleil". Sam, Benka et moi partons pour la journée.
Il y a plusieurs choix pour visiter l'île du soleil, mais tous se font par ces petites navettes fluviales qui déposent les personnes aux deux seuls accès de l'île, soit au Nord, soit au Sud.
Nos amis
argentines décident de rester sur l'île une nuit et nous choisissons l'option, plus "thought" de passer juste la journée et de traverser l'île à pied du Nord au Sud.

Isla del Sol
L'île du soleil est la plus grande île sur le lac Titicaca. L'île revêt un caractère spirituel et religieux car d'après les légendes Incas, ce serait d'où les premiers Incas "Manco Capac" et "Mama Ocllo" seraient partis pour fonder la ville et future "capitale" de l'empire Inca.

Encore aujourd'hui l'île porte ce caractère sacré conservé par les quelques 2 milles habitants quechuas et aymaras de l'île.
Isla del Sol
L'île est spéciale, géographiquement en premier. L'impression de voir 2 collines sortir de l'eau. Le terrain est très vallonné, avec des reliefs accidentés et culmine très rapidement.
Ensuite il n'y a pas de vraiment de routes sur l'île, seulement des chemins en sable et terre, donc aucun véhicules motorisés. Le transport des vivres et des marchandises se font à dos de mule.

Isla del Sol
A notre arrivée nous sommes interpellé par un guide qui propose ses services à qui souhaiterait avoir une visite guidée de l'île. C'est sans problèmes que j'accepte ce genre de sollicitations. Je sais que cela à un coup (minime pour nous) mais que j'apprendrais bien plus avec cette personne que en essayant de comprendre "des pierres" sans explications. J'aime bien me laisser porter par les histoires et les légendes...

Isla del Sol
Notre guide est un locaux, il tire sur la 60 ène mais est très vif dans ses mouvements, plus vifs que tous les autres touristes, un peu écrasés par l'altitude. Son métier est pêcheur, mais aujourd'hui comme 1 fois tous les mois, il est guide. C'est grâce à ce petit système entre les différents locaux qu'il arrive à gagner un peu mieux sa vie.
Ruinas Incas de Chincana - Isla del Sol
Il nous raconte l'histoire de son peuple, des Incas et on traverse l'île. C'est magique. Nous traversons des contrastes de couleurs magnifiques. Du rose argile, vert eucalyptus, blanc roche, rouge terre et ce bleu si intense du lac Titicaca. Les terrasses inca et pré-incas aménagées il y a plusieurs centaines d'années pour l'agriculture et l'élevage, les ruines comme la "Roca Sagrada", roche sacrée et lieu énergétique des Incas
Isla del Sol
Chaque petit sommet offre des vues qu'aujourd'hui encore je me souviens.
Camino y Boleteria - Isla del Sol
Étant plus jeune, je suis parti avec ma sœur en Crète. J'ai l'impression d'y revenir. D'avoir autour de moi cette végétation et ces sols secs, ces chemins en sable bordés de barrières de pierres. Des ânes, des chèvres et des plages... 
Isla del Sol
Un chemin d'une 12ene de kilomètres que nous avons parcouru en moins de 4h, tranquillement, montant puis descendant sur les courbes de l'île en appréciant tous les reliefs et ruines.
On peut en croire ce que l'on veut, sur le caractère spirituel et énergétique de cette île, mais j'ai compris pourquoi tant de beauté pouvait et peut
encore suscité tant d'admiration et de légendes.
Isla del Sol
Cette île, comme son lac sont magnifiques et BenKa et moi avons été content de terminer notre périple en Bolivie par cet endroit. Magique et surréaliste! Tellement que notre ami Australien Sam s'est perdu et qu'il n'est rentré à Copacabana que le lendemain. ;-)
Un monde!!!! - Isla del Sol
Après avoir retrouvé notre Sam "national", nous avons décidé de prendre le dernier jour en Bolivie relax et de louer des motos. Pur plaisir pour les "drivers" Sam et BenKa!
Ride Baby Ride!!! Copacabana
Et moi j'ai appris sous le super coach BenKa à prendre les rennes de ces bolides! Des sensations!
Oh Yeaaaaahhhhhhh!!!

Ride Baby Ride!!! Copacabana
C'est ainsi que s'est terminé notre périple Bolivien. Les débuts furent pas faciles avec un accueil peu chaleureux, le vol du portable de Benka dès le premier soir de notre arrivée, des infrastructures manquantes, des grèves, des blocus de villes, une altitude pas facile à assimiler, des routes exécrables, un internet inaccessible la plus part du temps,...
Mais aussi des superbes rencontres, des paysages au delà de la beauté, des expériences dans la jungle inoubliables et des légendes... La porte de la civilisation Inca s'ouvre à nous!

Copacabana
Je suis fier d'avoir traversé ce pays, d'avoir balayé les nombreux clichés sur la Bolivie, d'être parti à la rencontre des gens, de leurs cultures et de leur paysages. Ce fut pas facile par moment, mais c'est ce qui créait l'unicité d'un pays. Et tout cela avec Mon Pote de Route BenKa.

Ce soir, avec Sam et nos amies argentines, nous partons pour un nouveau pays et un empire d'Histoire. Cela fait déjà 11 mois que nous sommes partis! C'est long et il en reste tellement à faire...


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Légendes:
1- "Les Morisques" - Wikipédia.fr : Lien
2- "Le Problème Morisque en Amérique" - Persee.fr : Lien

3- "La légende des dieux de la montagne" - Wikipedia.fr : Lien

samedi 18 juillet 2015

Bolivie - Rurrenabaque, la Pampa et la Jungle Amazonienne

En attendant le bus!
Ce que l'on peut dire des bus en Bolivie, c'est qu'ils sont pas vraiment précis. C'est un voyage dans le voyage et il faut pas avoir peur!

En ce début d'après-midi, Sarah, BenKa et moi quittons le magnifique et reposant village de Coroico. En bas de la ville, nous attendons au bord de la route notre bus pour la jungle Amazonienne et la ville de Rurrenabaque.
Rurrenabaque est une petite ville touristique en pleine croissance. C'est un des seuls et "plutôt simple accès" pour la jungle Amazonienne en Bolivie et surtout, c'est de tous les pays qui entourent cette immense Amazonie, l'endroit le moins cher pour découvrir cette nature.
Les autres pays étant extrêmement chers, jusqu'à 5 fois les prix proposés à Rurrenabaque.
Une "chance" que nous saisissons.

En attendant le bus - Coroico
L'endroit où nous attendons le bus, tout en bas de la vallée de Coroico, dénommé village, n'est pas plus grand qu'un croisement de route avec des maisons faites de bois et des vendeurs ambulants tout autour. C'est ici que nous attendons notre bus sans endroits précis. Les gens nous disent plutôt la, d'autres plutôt la-bas... En gros personne ne sait. Mais nous avons l'habitude...

La route est longue jusqu'à Rurrenabaque, pas en distance, il n'y a que 300 km, mais en durée. On nous prévient que c'est un minimum de 15h qui nous attendent. 15h pour 300km, c'est du 20km/h de moyenne. Je vous laisse imaginer les conditions de route... Mais nous avons l'habitude...


Nous avons en main nos billets, achetés la veille à une dame les vendant sur un comptoir ambulant à un angle de la place centrale de Coroico. La seule "office de bus" de la ville se compose d'une chaise et une table d'école, d'un téléphone qui pourrait correspondre à un Nokia 3310 (il est toujours là!!) et d'un gilet à plusieurs poches qui pourrait parfaitement servir pour la chasse ou la pêche. Une situation un peu épique, mais nous avons l'habitude...

Par contre ce que nous n'avons pas l'habitude, c'est que notre bus, enfin arrivé après 3h de retard se pointe avec un quart de la vitre conducteur brisée! 

Hé pas qu'un peu. Je suis pas sûr que nous fûmes soulagés de voir enfin le bus arrivé... La moitié des routes en Bolivie est faite de gravier et de sable. Il est pas rare de voir ce genre de chose arriver, des vitres brisés, des pare-chocs détruits, des bus au bord de la casse...
Le bus!!!! - Coroico
Et à part cela l'état du bus est misérable, des sièges défoncés, du ruban adhésif à la place des vitres passagés, le bus qui fume noir, des conducteurs sous pression et nous qui montons dedans mais sans être trop rassuré.

Bon à part que le voyage fut très long, il fut horrible! Le trajet en bus le plus horrible de tous. Voila ce qui s'est passé dans le désordre.


Nous avons dut batailler pour s’asseoir dans le bus car nos places étaient présumément occupées donc bataille avec les passagers, embrouille avec le chauffeur. Pas de place pour nos bagages, dont nous nous sommes aperçus en arrivant qu'elles avaient été ouvertes et certains objets volés. Un route trop étroite pour permettre le passage de 2 camions en même temps, donc un embouteillage et un arrêt forcé d'une heure. Sarah qui oublie son MP3 lors d'un arrêt, le chauffeur veut partir sans elle, car il est "hors horaire", elle monte en pleurs, on demande au chauffeur de s’arrêter, ce qu'il fait 2km après de rudes négociations, mais il ne veut pas faire demi-tour, alors BenKa et Sarah se lancent comme des d’éreintés dans la noirceur de la nuit pour retrouver le MP3. Avec succès. 


Et finalement, impossible de dormir à cause de la chaleur, moisissure, moiteur qui se dégage de cette épave et des virages successifs du bus qui, soit est sur des routes à flanc de montagne, soit doit éviter les récentes inondations et doit prendre des chemins de travers... 
Un trajet de 19h + 3h de retard ègal 22h de souffrance... L'avion, 30 min, 6 fois le prix, aurait était plus simple. Mais on n'est pas comme ça...

Arrivés enfin à Rurrenabaque le reste ne fut que du plaisir....

Rurrenabaque est une ville qui est devenu un point touristique majeur en Bolivie. C'est l'une des portes d'entrées les plus "simples" pour voir la faune et la flore de l'Amazonie.
Elle attire de nombreux touristes et on retrouve dans la ville beaucoup de touristes, d'agences de tours et d'auberges de jeunesse. Le climat est humide, chaud et pesant, totalement l'inverse de La Paz, froid et sec.

A Rurrenarbaque, il y a principalement 2 activités "phares". La Jungle Amazonienne et les Pampas. Après ce trajet en bus infernal, Sarah, BenKa et moi ne nous posons plus la question. On fait tout!!! On trouve d'autres backpackers dans la ville, un petit groupe se forme, on négocie les prix et on se lance dans l'aventure!

Entrada en las Pampas del Yacuma
En premier, les "Pampas del Yacuma" à l'ouest de Rurrenabaque.
Les "Pampas del Yacuma" sont des grandes étendues faite de prairies, de pâturages, de nombreuses rivières et de forêts où se retrouvent une faune et flore extrêmement diversifiée.
Des oiseaux, des crocodiles, des anacondas et nous les touristes, venus admirés cette nature.

Pampas del Yacuma
On fille sur une pirogue pendant des heures et on observe. La nature et les animaux sont tout autour, il faut même faire attention où l'on mets les mains...
Tortugas - Pampas del Yacuma
Des tortues, des caïmans, des oiseaux et des "Serreres" qui ont comme des poules sauvages nous dit notre guide. Elles abondent dans la pampa et elles ne peuvent que voler durant un cours instant, quelques secondes.
Serere - Pampas del Yacuma
Il y a deux espèces de caïman dans la pampa del Yacuma, le Lagarto et le Negro. Il sont bien différents en taille et en couleur, l'un petit, pas plus de 2 mètres et d'une peau rayée sable et noir et l'autre beaucoup plus gros et de peau noir. Mais lorsque la nuit tombe, on ne voit que des paires d'yeux rouges juste au dessus de la surface de l'eau. Et c'est assez effrayant de se balader en pirogue en pleine nuit et de ne juste voir que ces yeux rouges immobile mais furtifs. Au sol des yeux rouges, dans le ciel, des étoiles. Les deux comme un contraste allant de pair...
Lagarto - Pampas del Yacuma
Caiman negro - Pampas del Yacuma
Lagarto - Pampas del Yacuma
Familia de Capibara - Pampas del Yacuma
Lagarto - Pampas del Yacuma
Lagarto - Pampas del Yacuma
Garza y Spatula - Pampas del Yacuma
Capibaras- Pampas del Yacuma
Capibaras - Pampas del Yacuma
Chicilo/Saïmiri - Pampas del Yacuma
Chicilo/Saïmiri - Pampas del Yacuma
Manguaris/Jabiru/Tuyuyu - Pampas del Yacuma
Monos aulladores - Pampas del Yacuma
Heron - Pampas del Yacuma
Notre "expedition" dure 3 jours, après notre progression de 3 heures en pirogue dans la rivière, nous arrivons à notre camps. Entre les crocodiles et les singes. Juste fascinant!!
Nuestro Campamento - Pampas del Yacuma
C'est là que nous allons dormir, dans une cabane en bois avec simplement des lits et des moustiquaires les recouvrant. La nuit les animaux se réveillent et ils chantent. Des bruits partout, des cris, des hurlements, des vocalises, des coassements, la nature vie et vibre. Elle nous le montre. Le sommeil est un peu difficile pour certains. Moi, enclume! Je m’endors sous la "ballade de la nature"...
Rana - Pampas del Yacuma
Amanecer - Pampas del Yacuma
Puesta del sol - Pampas del Yacuma
Ave - Pampas del Yacuma
Preparando la pesca del piraña - Pampas del Yacuma
Les amitiés se font au rythme des prises de piranhas...
Camilia catched one!! - Pampas del Yacuma
Garza estriada - Pampas del Yacuma
Garza - Pampas del Yacuma
 Une espèce vraiment atypique, que je pensais pas retrouver dans la rivière de la pampa est le dauphin rose. C'est un dauphin mais d'eau douce. Comme celui que nous avions vu durant notre traversé de l'Amazone au Brésil. Le "boto" ou "dauphin rose de l'Amazonie" est une espèce propre à cette région. Il est semblable en proportions aux autres dauphins mais ses vertèbres cervicales ne sont pas soudées et sa dorsale est réduite, ce qui lui permet d'être plus mobile que ses cousins et de se déplacer entre les arbres et branchages sous l'eau.
Delfín Rosado - Pampas del Yacuma
C'est aussi un animal protecteur. Le guide nous dit que si le boto est là, on peut nager sans danger d'attaques de caïmans (très rares) ou de piranhas (plus fréquents). Car le dauphin rose chasse les piranhas et est protecteur vis à vis de l'homme.
C'est avez un peu d’appréhension que nous nous sommes jetés à l'eau, si rafraichissante, jouant avec les dauphins roses virevoltants autour de nous, mais gardant du coin de l’œil les caïmans éloignés que de plusieurs mètres.

Delfín Rosado - Pampas del Yacuma
Pampas del Yacuma
Lagartos tomando calor - Pampas del Yacuma
Garza colorada joven - Pampas del Yacuma
Cormoranes - Pampas del Yacuma
La vie est plutôt relax dans la pampa. Le soir, on se retrouve avec d'autres personnes d'autres camps pour partager un bon moment lorsque le coucher du soleil arrive. C'est agréable...
Amigas y puesta del sol - Pampas del Yacuma
Jugando volley - Pampas del Yacuma
Le matin du 3eme jour, nous sommes partis à la recherche de l'Anaconda. Cet animal mythique del Yacuma nous échappera cette fois. Mais partir à sa recherche et connaître un peu plus son habitat furent pour moi un super moment. Le serpent constrictor n'a pas voulu se dévoiler aujourd'hui mais savoir ne m’échapper...
En el pampo - Pampas del Yacuma
Busca de anaconda - Pampas del Yacuma
A la recherche de l'Anaconda - Pampas del Yacuma
Même si l'Anaconda ne s'offrit pas à nous en cette dernière journée. Cette expédition dans la pampa fut superbe pour nous tous. Ce petit bout de nature en péril et que les locaux tente de protégé en créant cette zone protégée est une vrai richesse. Même si le mode du tour proposé était pour moi un peu trop touristique, j'ai profité de ces 3 jours pour comprendre la nature, les traditions et cet écosystème si varié.

Je me suis enrichie de cette nature et j'ai le sentiment de la plus la respecter plus je la découvre...
Falso Cumple de Sarah!!! - Rurrenabaque
Nos amitiés durant ces 3 jours se sont formées et notre petit groupe s'est agrandi! De 3 on passe au double! Vive le voyage et la découverte. Ce soir on fête cela avec un "faux anniversaire"! Joyeux Faux Anniversaire Sarah! Faux mais Joyeux! ;)
Falso Cumple de Sarah!!! - Rurrenabaque
Après une journée de repos à Rurrenabaque, je repartis vers une autre expédition, cette fois-ci ce sera la jungle Amazonienne! BenKa étant malade et en manque d'énergie, je me rendis seul dans la jungle Amazonienne.
Rio Beni - Rurrenabaque
Après 4 bonnes heures de pirogue à remonter le fleuve Beni et après avoir déposé un pêcheur américain, naturalisé Bolivien, nous arrivâmes, mon guide et moi à la bordure de la Jungle Amazonienne et de notre campement.
Serpiente toxico - Selva
Et l'expérience fut plutôt "sympa". Ce sera pas le souvenir de ma vie, car je me suis retrouvé seul avec un guide fatigué et en manque de volonté, Mais je garde un très bon souvenirs de cette expérience.
Tarantula - Selva
Nous avons fait des marches dans la nuit, vu des serpents toxiques, trouver des tarentules et appris à se repérer dans le noir.
Comiendo un piraña - Selva
J'ai pêché des piranhas et on s'en est servi pour pêcher des plus gros poisson à la tomber de la nuit.
Piraña - Selva
Noche de pesca - Selva
El campamento - Selva
J'ai appris à me repérer dans la jungle, c'est une chose qui parait simple mais qui est très difficile, j'y arrive toujours pas encore. Lol. J'ai appris qu'il ne fallait jamais poser un sac à l'aveuglette, car l'endroit peut être habité. Je me suis fait attaquer mon sac de fourmi de feu par centaines. Et je vous laisse deviner l'effet de la morsure que peut produire une fourmi de feu...
Hormigas de fuego!!!!- Selva
J'ai appris pas mal de choses, le comportement et les attitudes à avoir en jungle, tenter de retrouver sa direction, se procurer de l'eau en trouvant les bonnes lianes, pêcher.
Je pensais que ce serait la grosse aventure où il faut être vigilant à chaque instant. Mais j'ai appris que la jungle offre énormément de choses à qui sait la comprendre. Et que quasiment tout ce qui est nécessaire à nos besoins s'y trouve.

Bebendo agua en una uña de gato (liana) - Selva
En dernier lieu j'ai appris à faire un pendentif traditionnel avec une petite noix, la polir, la rendre brillante et la décorer avec ce qu'offrait la nature. Cadeau que j'ai offert en rentrant à ma sœur et Méghan...

Après 3 jours dans la jungle, je retourna à Rurrenabaque, me reposer et raconter mon aventure à Sarah. BenKa remis d'aplomb, s'était déjà remis sur la route pour une nouvelle ville.

Je quitta Rurrenabaque malade le lendemain, après avoir dit au-revoir à Sarah. Une super fille cette Sarah!

Et direction Copacabana, à la frontière avec le Pérou! Et biensûr encore une quinzaine d'heures dans le bus et moi malade...
OaKV.